Que votre joie soit complète

Publié le 21 Juillet 2021

Que votre joie soit complète

L'épanouissement de l'âme

(5ème partie)

L'émotion, non seulement a toute sa place dans nos vies, mais elle est là pour nous rappeler le lien existant entre notre corps et notre état psychique. Elle est l'expression de ce que l'on vit, de ce que l'on ressent dans notre intériorité.

Sa manifestation en nous, indique à la fois qu'il y a présence d'une racine, c'est à dire une cause à son émergence, mais aussi un besoin à pourvoir pour garder notre âme en bonne santé.

Nous savons que la tristesse peut avoir dans une grande majorité de situation  pour racine " la perte " et pour besoin " la consolation".

"Lupè" (en grec), dans le nouveau testament, peut être traduit par douleur, peine, chagrin, contrariété, affliction et serait souvent utilisé dans des situations de deuil, de perte. 

Il est tout à fait normal et humain de ressentir de la tristesse lorsque nous perdons quelqu'un ou quelque chose qui nous est cher. Jésus ne pleura-t-il pas en face de la mort de Lazare alors même qu'il savait que s'en suivrait la résurrection de celui-ci ? La perte d'un enfant, la disparition d'un parent, d'un ami que l'on a beaucoup aimé peut nous toucher profondément. Mais aussi, la perte d'une situation confortable, appréciée pour diverses raisons, qu'elles soient économiques, relationnelles, épanouissantes, etc.

Cette perte devient la racine de l'émergence de notre émotion. Cette émotion est tout à fait normale et même nécessaire à l'expression de notre être par le corps. N'oublions pas que l'humain est un être en trois dimensions selon la bible : corps, âme et esprit. Nous ne pouvons séparer ces trois dimensions lorsque nous parlons de l'humain. Le bien-être ou le mal-être dépend de l'harmonie ou de la dysharmonie de ces trois dimensions liées directement entre elles. S'il est vrai que bien des choses dépassent la raison humaine, notamment la connaissance et l'expérience de Dieu, la vie spirituelle n'est pas pour autant indépendante de la composition de l'homme tel que Dieu la créé. 

Cependant, là où cela devient problématique et devient une pathologie de l'âme, c'est lorsque règne en nous, non plus une émotion pouvant être identifiée à un fait précis mais à un sentiment de tristesse perpétuel, permanent, fréquent, que l'on ne peut se débarrasser, pire encore, que l'on alimente sans cesse par une incapacité à trouver consolation ou du moins de l'apaisement face à ce ressenti.

Il m'est arrivé de constater qu'en l'être humain peut apparaitre une sorte de tristesse, une sorte de mélancolie qui n'est pas liée à une circonstance particulière, mais plutôt liée à un état d'âme général. Un peu comme si nous avions juste perdu la joie de vivre, la joie d'être-là et d'exister. Dans ces moments, à la question : "Pourquoi pleures-tu ?", nous n'avons que pour réponse: " je ne sais pas, mais je suis triste. J'ai toujours envie de pleurer"

Si certaines explications peuvent être apportées par une vision psychologique de l'être humain, voire même médicale, cela n'assure pas pour autant la certitude de pouvoir aider la personne à sortir de son état d'âme. Dans beaucoup de cas, je pense que l'on peut trouver une réponse et une solution dans une vision et une démarche spirituelle. 

Perdre sa joie de vivre parmi les autres est une forme morbide que peut subir l'âme humaine. Et si la tristesse permanente relevait du fait d'avoir perdu la joie de la présence de l'Être-là, c'est à dire de Dieu ? Il y a bien des raisons diverses de perdre la joie en nous, mais toutes ont un point commun, me semble-t-il, l'absence ou la cessation d'espérer en l'Être-là, en l'Incréé-Créateur-agissant, en celui qui est le commencement et la fin de toute chose. Car, perdre ou ne jamais avoir trouvé cette relation personnelle avec l'Être-là, c'est perdre tout espoir face à la mort sous toutes ses formes. 

A contrario, la joie participe, non seulement à l'épanouissement de l'âme mais aussi à notre bien-être physique.  Nous savons, plus que jamais aujourd'hui, que la santé physique et psychique sont intimement liées à des degrés divers. La santé générale de l'homme a parmi sa mesure la joie. Un être heureux est un être en bonne santé mentale. 

Attention, celui qui sourit, qui rit, n'est pas forcément quelqu'un de globalement heureux, joyeux. L'euphorie constante peut être aussi un signe de mal-être. La joie dont il est question dans la bible, est une joie non basée sur un moment, sur un instant de plaisir, mais sur la réalité d'une vie enracinée dans une espérance stable, durable et porteuse de sérénité. Car, l'espérance biblique n'est pas simplement le fait d'espérer que quelque chose de meilleur arrive,  une sorte de "peut-être", "avec un peu de chance...", mais c'est bien parce que cette présence est réelle en nous et avec nous que quelque chose de bon ou de meilleur arrivera ou adviendra. 

Et si finalement la joie se préservait par la conscience d'une présence incessante de l'Être-là, de l'Incréé-Créateur-agissant, c'est à dire de Dieu ? Renforçant par là, la joie d'être-là, d'être en vie ? Et si la joie durable finalement persistait parce qu'il y a toujours un appui face à toutes situations difficiles ? Car la vie, est en fait, un cadeau, rien ne nous est dû, nous n'avons rien mérité pour être là ! Certains diront, mais nous n'avons rien demandé, c'est vrai ! Mais c'est pour cela que la vie, comme le salut d'ailleurs, est un cadeau, car un vrai cadeau, un présent, n'est pas quelque chose  qui se demande, mais qui s'offre et se reçoit dans une démarche de don spontané et gratuit. Sinon, ce n'est plus un don, mais un dû ou la réponse à une demande, un mérite. Il devient un salaire...

Cependant, ce n'est pas la vie qui brise l'âme, mais les évènements malheureux qui viennent se greffer à nos histoires. Pour ce monde, je ne suis ni riche, ni pauvre, je ne suis ni populaire, ni oublié, je ne suis ni important, ni menaçant, et pourtant je trouve que la vie vaut la peine d'être vécue. Oui, cela en aura valu la peine, rien que pour avoir expérimenté la certitude de l'existence d'un Être qui est à la fois la raison d'être-là et d'être en vie, quand bien même le malheur, la mort et la tristesse me touche parfois. Ce n'est pas parce que quelque chose fini, que tout s'arrête !!!

Je terminerai ce plaidoyer en vous laissant ce texte biblique, oui il y a de la joie dans ce monde, oui il y a de la joie parmi les croyants, mais le Seigneur nous invite à ce que celle-ci soit complète selon 1 Jean 1.

 

 
                                                                                                                    Tonino
                                                                                      Ecrit en 2019 et partagé en juillet 2021

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Rédigé par Tonino D'Arcangelo

Publié dans #L'épanouissement de l'âme, #Encouragement

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